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Sports dans les Hautes-Pyrénées

Histoire des stations de ski du 65.

On peut véritablement parler de stations de ski après 1945, même si les prémices de quelques-unes d'entre elles se devinent vers 1920-1930. A noter que pendant la Seconde Guerre Mondiale, il était interdit de fréquenter la haute montagne (proximité de la frontière espagnole), aussi des stations sont improvisées au Pibeste, à Hautacam et au Bédat (Bagnères). Voici les 11 stations ou domaines skiables actuels :

Domaine du Grand Tourmalet

C'est la réunion de deux stations : Barèges et la Mongie. En 1921, Barèges possédait déjà une école de ski et en 1936, elle eut la première remontée mécanique des Hautes-Pyrénées (funiculaire du Lienz). Deux noms sont liés au développement de Barèges : Urbain Cazaux, ancien instituteur et promoteur du tourisme local, et le champion François Vignole. La Mongie est partie de rien, contrairement à Barèges qui possédait déjà des infrastuctures hôtelières. En 1937, deux photos publiées dans la prestigieuse revue « L'illustration » mirent en lumière La Mongie. Au début, les hôtelleries étaient de modestes baraques. Puis en 1946 est établi le premier téléski dit du « Pain de Sucre », sous l’impulsion de Pierre Lamy-de-la-Chapelle et construit aux usines Soulé de Bagnères. Le défaut principal de la Mongie était la route, mais la construction du paravalanche du Castillon en 1959 permit de mieux la protéger. La première liaison La Mongie-Barèges date de 1975 et la fusion eut lieu dans les années 2000.

Refuge de la Mongie en 1946

Le même refuge un peu plus tard.

Luz-Ardiden

La station ouvre ses portes le 1er décembre 1974. Dès 1975, une première compétition est organisée. Malheureusement, un accident mortel viendra endeuiller la station (6 morts, 87 blessés) le 1er mars 1987. La rupture du massif d'ancrage du pylône d'arrivée de la gare du télésiège de la Caperette, inauguré en début de saison, avait projeté au sol une cinquantaine de nacelles. La montée vers Luz-Ardiden est aussi une célèbre ascension du Tour de France.

Peyragudes

En 1965, les projets d'un promoteur toulousain sont révélés au public. Les communes n'ont pas à se préoccuper des financements. Le 1er décembre 1969, on essaie trois téléskis. Après de nombreux tracas, la station prend un nouveau souffle en 1988 avec le nom de Peyragudes (contraction de Peyresourde et des Agudes). Les cascades d'un film de James Bond ont été tournées ici.

Val Louron

Face à la station de Peyragudes, les Louronnais se sont lancés dans la réalisation d'une station populaire à structure communautaire. La station ouvre partiellement en novembre 1977 et est inaugurée officiellement le 17 décembre 1980.

Piau-Engaly

Après le succès inattendu de Saint-Lary, Aragnouet prend l'initiative de créer une station de ski. Piau-Engaly ouvre en 1980 avec 4 télésièges et onze téléskis. L'architecture d'ensemble est une réussite.

Cauterets  

Dès 1910, Cauterets est internationalement connu avec ses concours de ski. En 1936, le conseil municipal opte pour la création d'un téléphérique vers le Lys. Vient ensuite la guerre et l'arrêt de toute activité. En juillet 1948, la commune (maire Alfred Meillon) décide de réaliser un téléphérique Cauterets-Lys-Monné et un télésiège permettant l'accès au lac de Gaube en été. Les aménagements continuèrent à se développer. En 1987, inauguration d'une belle patinoire.


Gavarnie  

Après de nombreuses querelles locales, la station ouvre ses portes en décembre 1971. Le centre d'accueil ne fut terminé qu'un peu plus tard. C’est une station bien enneigée et familiale.


Hautacam  

Démarrage de la station en 1972 avec trois téléskis. En 1973, un téléski plus important est inauguré, ainsi qu'un restaurant. En 2010, une impressionnante tempête dévaste la station. Comme pour Luz-Ardiden, la montée vers Hautacam est une célèbre ascension du Tour de France.


Payolle  

Les champs de neige de Payolle (commune de Campan) font partie de l'histoire du ski dans les Pyrénées. 2 février 1908 : premier concours de ski dans les Pyrénées. Mais c'est en 1972, sous l'impulsion du maire de l'époque Jean Colat-Parros, que Payolle démarre véritablement avec la construction d'un centre d'accueil, l'aménagement d'un lac artificiel et le balisage de plus de cent kilomètres de ski de fond.


Nistos

Dédiée aux disciplines nordiques, la station ouvre ses portes en 1991. C’est un site grandiose situé entre 1600 et 1800 m et un domaine skiable exceptionnellement enneigé, 8 pistes (ski de fond classique et skating)) soit 50 km tracés et balisés, dont 1 verte, 2 bleues, 4 rouges, 1 noire. Circuit raquettes et piétons balisé et sécurisé de 13 km.


Val d’Azun

Parce qu’il n’y avait pas de remontée mécaniques, les jeunes de la vallée se sont tournés vers le ski de fond au point d’obtenir d’excellents résultats dans les compétitions. Une station nordique est créée en 1988 pour des vacances en famille. C’est une station avec deux domaines communiquant : Soulor et Couraduque. Il existait déjà quelques équipements au Soulor dans les années 1960 mais Couraduque était vierge de tout équipement. Les infrastructures et les routes d’accès se sont développées depuis.

Voici quelques photos anciennes :

La Mongie en 1948

La Mongie vers 1962

Barèges (pistes de la Laquette) en 1957

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Saint-Lary

Un homme, maire et entrepreneur, est à l'origine du développement du ski à Saint-Lary : Vincent Mir. En 1956 est construit le téléphérique du Pla d'Adet et en 1957, c'est l'ouverture de la station. La route est ouverte dans les années 1960. Voir notre page spéciale ci-dessous :

Le téléphérique de Saint-Lary.

La Mongie en 1958

Barèges vers 1950